L'ARCHE DES ÉTOILES


Jeu de simulation d'un projet de colonisation de l'espace par l'humanité


I- OBJECTIFS :


A travers cette simulation, l’objectif principal est de permettre aux participants de s’exprimer sur leurs activités.


La simulation, plaçant les jeunes dans une situation active, a permis d’obtenir une bonne implication. A travers l’approche ludique qui leur est proposée, ils sont nombreux à s’exprimer librement et spontanément, notamment sur certaines activités qu’ils nous auraient été difficiles de prévoir.




- Apprendre à dresser les animaux

- Apprendre à tricoter (!!!)

- Fabriquer des statues

- Activités pyjama (??)





La liste serait longue. Nous avons obtenu un très grand nombre de suggestions.


Quand on demande aux jeunes ce qu’ils font après l’école, en première position viennent les activités jeux vidéo… Sur les 31 jeunes, plus des deux tiers ont levé la main. Les jeunes citent sans problème une série de jeux différents allant de la Wii à la console Xbox en passant par un certain nombre de marques et de concepts. Si ces jeux se pratiquent souvent en solitaire devant un écran, les jeunes ne sont pas contre l’idée de parties jouées en « Espace ouvert » c’est-à-dire plusieurs consoles connectées sur le même jeu ce qui permettrait aux joueurs présents dans une même pièce de se défier entre eux, mais aussi de commenter en direct et de visu leur évolution dans la partie jouée.





Il semble que les jeux de reconstitutions historiques constituent un accès à la culture et à l’histoire non négligeable… Citons l’exemple du père, jouant avec son fils, et commentant les différentes situations citées au cours de la partie (Et répondant aux éventuelles questions)






Les activités sportives viennent en seconde position. Cependant, même si le foot demeure en tête des envies et de la pratique, les jeunes ne sont guère motivés par une pratique sportive intensive visant un haut niveau. Pour la plus part cela reste une activité de détente. Il semblerait, d’après quelques commentaires, que certains animateurs sportifs ou responsables de club aient mal intégré cette volonté de conserver à l’activité sportive la notion de jeu en gommant certains aspects, parfois mal vécus, de la compétition à tout prix.


Ex æquo avec l’activité précédente, la télévision. Les programmes plébiscités sont diverses et variés. Les chaines thématiques jeunesse sont citées, mais également les films ou reportages (adultes) visionnés en présence des parents. Les émissions de variétés ne remportent qu’un suffrage très limité.


Assez surprenant, ils sont près d’une dizaine à avoir mentionné la lecture comme activité habituelle (lecture de romans, de bd, de mangas). Si l’écoute de musique est également très appréciée, le fait de monter un groupe ou de pratiquer d’un instrument n’intéresse qu’une minorité de jeunes.







Enfin, les activités diverses (Art plastiques, activités culturelles…) demeurent assez marginales.


Sur l’ensemble des activités citées par les jeunes, on note une volonté de ne pas trop s’impliquer. Les activités loisirs, sauf pour certains qui font preuve d’une véritable passion, demeurent des « passe-temps ». On remarque aussi un aspect « consommateurs d’animations » donnant aux animateurs la fonction de prestataire.


Peu troublés par le fait d’être placés dans une position jusqu’ici inhabituelle pour eux, la plupart des participants font preuve d’une réelle ouverture d’esprit et d’imagination. Il rentre dans le récit assez facilement. Les images font leur effet. On peut remarquer d’ailleurs que très rapidement, lorsque des images sont projetées, la narration est beaucoup moins écoutée. Ce qui confirme que nous sommes à l’ère de l’image et que cet outil est à prendre en compte si on l’on veut attirer et surtout retenir l’attention des jeunes.



Par le biais du décalage de situation, les participants prennent parfois conscience de certains problèmes, que jusqu’ici, ils n’avaient pas envisagés. Étrangement, ce sont les accompagnateurs, assez nombreux, qui semblent le plus désorientés par l’approche « Science-fiction » du concept.


Ci-dessous quelques remarques de jeunes.


- Ce n’est pas facile de vivre ensemble quand on est différent

- Faut « Essayer » d’accepter les autres comme ils sont

- En fait, c’est dur de choisir les meilleurs…

- Faut leur poser des questions, mais comment être certains qu’ils ne mentent pas ?



Ils font preuve d’une compréhension très acceptable des problèmes, pourtant parfois complexes, qui leur sont présentés.


- Faut aider les autres, essayer de les comprendre, mais sans se mettre en danger

- Quelques-uns qui montent à bord sans permission, c’est acceptable

- Ouais, mais si ils sont trop nombreux ça risque de poser des problèmes





Tout étant conscients que leurs propositions et commentaires vont servir dans le domaine de leurs activités avenirs, à travers le jeu, seuls ou par groupes, ils « endossent » leurs personnages, essayant d’identifier les tenants et les aboutissants de l’histoire qui leur est contée.






- En fait, si on leur propose trop de loisirs, ils sauront plus lesquels choisir !

- Il faut former des spécialistes, et que les activités servent à ça

- Il faut donner du choix mais pas trop parce que après, on sait plus



Nous constatons qu’un grand nombre d’animations sollicitées sont en fait de courtes formations, initiations ou découvertes de métiers et d’activités « Adultes » Découvrir, apprendre, comprendre, rencontrer… Sont des verbes qui reviennent souvent dans le discours. Écouter des témoignages, des histoires vraies… Comprendre pourquoi telle chose est arrivée. Nous semblons assez loin des activités proposées classiquement en centre de loisirs traditionnels. Il s’agit là d’un constat et nullement d’un reproche.



II- DESCRIPTIF


Ils étaient 31 jeunes de 9 à 15 ans à participer.


Basé sur le concept suivant : Simuler, dans le cadre d’une colonisation de l’espace, un certain nombre d’événements de nature à influer sur une vie « communautaire, voir quelles seraient les réactions des passagers de l’arche, de l’équipe dirigeante et dans quelle mesure cela influerai-t-il sur la stabilité du vaisseau.



Les participants sont regroupés en plusieurs équipes, chaque groupe, représenté par un guide, travaille sur la même thématique (Que faire à bord de l’arche, comment créer un programme d’activités). A la fin la fin des discussions, les leadeurs présentent les positions de leur groupe. Les séances sont modérées par le maître du jeu et son assistant.





Les intervenants passent de groupe en groupe afin de récolter quelques impressions et commentaires. Les groupes sont encadrés par des animateurs qui, comme les jeunes, jouent le jeu. Ils sont à l’écoute, guident efficacement sans chercher à diriger ou à imposer. Les jeunes semblent à l’aise, immergés dans le jeu… Le gouter qui leur est servi alors qu’ils font un « travail de table » est une bonne surprise. Les discussions de groupe continuent, un morceau de gâteau ou un verre de jus de fruit à la main.


Nous reprenons un travail collectif, donnant la parole aux leadeurs de groupe et notant (Tant bien que mal sous le flot intarissable des propositions) les principales suggestions.


Puis c’est la reprise du récit. Le jeu est mené par le maître du jeu qui contrôle le déroulement de l’activité, en faisant surgir des événements imprévus, encadrant les interactions entre les divers groupes. Le but de cette simulation est de mieux appréhender les rouages du fonctionnement d’une vie en collectivité, de comprendre quels sont les moyens d’actions face à ce type d’existence et enfin, comment le projet « Arche des étoiles » arriverait il à se perpétuer dans le temps si des jeunes désœuvrés venaient à « semer la pagaille »


Si dans un premier temps, très bref, les participants se montrent assez « magnanimes » avec les semeurs de troubles…


- Il faut les comprendre

- Faut essayer de les calmer

- Les punir pas trop méchamment


Nous nous dirigeons très rapidement vers une attitude plus répressive. Mise en place d’un pouvoir militaire, intervention de forces armées, enfermement et même expulsion de l’arche, constituent quelques-unes des solutions proposées par les participants. Nous ne pouvons hélas mener le jeu dans son intégralité. Un temps limité mais aussi une forte participation des jeunes nous amènent à conter la fin de l’histoire sans placer les interactivités prévues initialement. Nous invitons les responsables d’animation à poursuivre le jeu dans leur structure, si tel est le souhait des participants bien sûr.


Merci de votre attention


Jean B Jouteur


Comédien-Psychosociologue


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